Kirghizstan

verslest-kirghizstan-montagne

Après un mois au Kirghizistan, nous faisons le point sur ce pays que nous avons particulièrement aimé. Le tourisme y est suffisement développé pour être confortable, accessible sans être envahissant. Les cultures et influences de ce pays sont multiples, entre les pays arabes, la Chine, l’invasion soviétique. Le Kirghizistan se cherche une identitée propre depuis son indépendance en 1991. S’appuyant sur leur tradition nomade, l’amblème du Kirghizistan est le tunduk, le toit des yurts en croisillons de bois. Les habitants sédentarisés gardent cependant les valeurs héritées du mode de vie nomade, respect des ancêtres et entraide familiale.
A Bishkek, capitale où l’influence architecturale soviétique se mélange aux bars et cafés occidentaux, des restaurants coréens, géorgiens, japonais nourrissent la diversité de la ville. Nous y établissons notre camp de base au tunduk hostel où nous rentrons nous reposer entre nos différentes escapades.
Durant presque un mois nous avons pu découvrir Song kul à cheval, les Worlds nomad games à Cholpon ata et la vallée d’Al aracha.
Le temps d’une semaine nous choisissons de d’explorer le pays en solitaire, Eva dans la région des lacs de Sary Chelek, Théo à Karakol entre lacs salés et paysages alpins.

 

verslest-kirghizstan-yurts

 

ON A AIMÉ

Les habitants
L’acceuil des kirghizs est très chaleureux et souriants.
Bien que le tourisme commence à se développer, les locaux sont souvent curieux et contents de rencontrer des étrangers.
Ils ont un grand sens de l’hospitalité et souhaitent partager leur culture.
Les kirghizs accordent une grande importance à leurs traditions héritées de la vie nomade.
Nous avons plusieurs fois été invités à partager un repas. Théo a été hébergé plusieurs jours chez un jeune à Karakol.

Les paysages
Le kirghizstan est un pays montagneux. Le massif du tian shan recouvrant presque tout le pays offre des paysages très variés.
Il est facile de se ballader entre valées boisées, lacs d’eaux claires et pour les plus courageux des pics de plus de 7000 mètres.
Une grande diversité de faune et flore est observable dans les montagnes.

La nourriture
Les kirghizs consomment beaucoup de viande et de matière grasse.
Les lagmans, des nouilles fraiches au mouton en sauce ou en soupe.
Le plov, un riz pillaz au mouton et carrottes.
Les mantis, une sorte de raviolis fourés au mouton.
Vous l’aurez compris, les kirghizs rafollent du mouton.
Ils ont aussi différentes sorte de beurre et de crème qu’il mange avec de la confiture maison à l’heure du thé.
Sans oublier le cumiz, lait de jument fermenté un peu alcoolisé dont tout le monde raffole là bas.
Tout ceci sait ravire les estomacs occidentaux, tous les touristes voyagent d’ailleurs avec un rouleau de pq.

 

verslest-maison

 

ON A MOINS AIMÉ

La place de la femme
La société kirghiz reste assez concervatrice.
Les femmes peuvent travailler mais leur place reste cependant auprès de leur famille ou de celle de leurs beaux parents.
Elles veillent sur le bon fonctionnement de leur maison, s’occupent des enfants et des repas.
En parlant avec une jeune kirghiz nous nous étonnont de sa vision stéréotypée de la femme, veillant sur son homme et son bien être.

Le traffic à Bishkek
La capitale est très active, le bruit, la pollution, sont présents.
Les bus sont appelés machroutka, une quinzaine de personnes s’y entassent.
Pour assurer le service elles sont très nombreuses et participent à cette cohue.

 

verslest-violette

 

IMPRESSIONS D’UNE EUROPÉENNE  VOYAGEANT SEULE

J’ai remarqué qu’en voyageant avec Théo les gens avaient tendance à s’adresser plus à lui qu’à moi. Je profite donc d’une semaine seule pour communiquer avec les kirghizs sans son intermédiaire. Les enfants restent les plus enclins à la discution, au village où je logeais de petit “hello!” sortent des jardins. S’en suit un atroupement de petits écoliers en uniformes, qui s’agitent autour de moi.
Une petite de tout juste dix ans m’interroge sur mon mode de vie. Sa dernière question sera la première que chaque adulte me pose en me rencontrant “mais où est ton mari?”
Etre une femme seule est en effet inhabituel au Kirgizstan, “tu es mariée, tu as des enfants, non, mais quel âge as-tu?” Une jeune femme semble inquiète à mon sujet “mais tu n’as pas peur des animaux toute seule?” J’ai croisé plusieurs chevaux, un blaireau, des ânes et des vaches dont une particulièrement tenace qui m’emboita le pas jusqu’à ce que je quitte ce qui semblait être son territoire. Le dame chez qui je logeait est surement la seule habituée à voir débarquer des européennes seules. Elle me raconte qu’à l’apparition du tourisme, étant la seule à parler anglais au alentours, les habitants du village lui rapportait les étrangers perdus.
Les gens restent cependant très accueillant et communicatifs. Les taxis en particuliers, qui parlent un peu anglais, assez en tout cas pour me traiter d’Ouzbecq quand je négocie une course hors de prix. Plusieurs d’entre eux me font remarquer que je ne devrais pas fumer. Entant que femme “Si tu sent le tabac ton mari ne voudra plus te faire de bisous” dit-il en s’allumant une cigarette. Les femmes du village ne boivent pas non plus, tandis qu’à 9h du matin je rencontre le voisin déjà saoûl. La damme qui m’accueille s’est arangée avec lui pour qu’il m’emène dans la réserve naturelle où il travail. Je me cache sous la banquette pour ne pas payer l’entrée, quelle idée de monayer un lac naturel! En route, zig zagant sur la piste de montagne, il me demandera une dizaine de fois si je suis bien mariée avant de quémander des bisous.  La conversation tourne en boucle avant que je me sauve, sur la route des magnifiques lacs de la valée de Sary Chelek.

 

dsc07170

TRAINER AVEC LA GENERATION Y.

Au Tunduk Hostel, nous rencontrons le fils  cadet de la famille. Trentenaire, docteur en économie il vit  avec sa femme, sa fille et ses parents dans leur grande maison transformée en guesthouse. Au Kirghizstan la tradition veut que le fils cadet vivent en prenant soin de ses parents. Il parle couramment français puisqu’il a étudié à Grenoble dans la même université que moi. Un soir de fête il me présente son ami lui aussi ancien étudiant de l’université Joseph Fourrier. J’étais ravi de le retrouver lors de chacun de mes passages à Bishkek. Ancien fonctionnaire, il venait de quitter son travail pour monter son agence de Tourisme. La journée il s’occuper du devellopement de son entreprise, le soir il était plus disponible et nous en profitions pour se voir. Avec lui j’ai pu trainer au café ouvert toute la nuit autour d’un ordinateur a échangé sur la photo, rencontrer ses amis et apprendre les règles du Bakgamon sur un smartphone. Il me parlait de son quotidien, des traditions, des filles et de la culture populaire. Un soir il me parle de “Jol inclusive” un film qui raconte l’histoire d’un touriste pris en affection par des Kirghizs qui lui font faire le tour du pays. Bien que je n’ai pas vu ce film (les seuls sous-titres que j’ai trouvé sont Russe), ce que l’on m’en a raconté était annonciateur de mon voyage à Karakol. J’allais experimenter l’hospitalité Kirghiz. Je faisais la route en plusieurs fois et en faisant étape à     je me suis fais un nouvel ami. Il à mon age 26 ans, une femme et déjà des enfants. Il a passé le week end à    chez ses parents et rentre tout seul à Karakol pour reprendre le travail. Nous discutons en attendant la mashrutka, puis pendant le voyage lui vient une idée. Puisque sa femme n’est pas là et que je suis sans Eva je n’ai qu’a aller passer la nuit chez lui. Je suis resté trois jours avec lui et son groupe d’ami. Eux aussi étaient fonctionnaires. Ils travaillaient la journée puis je les retrouvais vers 16 heures. Un soir ils m’emmenent avec eux à la mosqué. Mon hôte est pratiquant et attaché à sa culture. Il souhaiterait que je sois pratiquant pour m’intégrer à sa fratrie. Il respecte ma volonté de rester athé et est curieux de mes pensés spirituels. Il trouve nos cultures bien différentes lorsque je leurs prépare à manger, une tache habituellement résérvée aux femmes.  Le gratin dauphinois que j’ai préparé les a régalé, des pomme de terre et du lait sont des valeurs surs pour les kirghizs. Ils font trainer les au revoirs le temps de tous pouvoirs s’absenter du bureau pour m’accompagner à la gare routière.

 

PORTRAITS

kirghizstan-vers-lest-3

dsc07032verslest

vers l'est

dsc07005

kirghizstan-vers-lest-4

dsc07035

 

Kazakhstan

vers-lest-kazakhstan-15

Nous prenons un train de nuit pour nous rendre au Kazakhstan.
Un air de guitare nous parvient. Quelques cabines plus loin, un jeune russe qui voyage avec sa copine joue de la guitare. Ils nous invitent à rester avec eux.
Le soir c’est un monsieur venant d’Azerbaïdjan qui nous invite à partager une de ses quinze bouteilles de Jack Daniels achetées la vieille. Il les cache sous son lit. Au poste de frontière Un doinier découvre sa cachette. Après une bouteille offerte aux douaniers et une autre au contrôleur, personne n’a rien vu.
Nous nous réveillons le lendemain, une tablette de chocolat sous notre oreillé offerte par le jeune couple russe qui a quité le train à l’aurore. Merci.
Les plaines Kazakhs s’éveillent, acoudés au rebord de la fenêtre nous découvrons l’immensité des steps. Le train glisse sur une ligne d’orizon imperceptible. La limite de notre vision seule délimite le ciel, quelques buissons arides permettent une évaluation des distances. Il faudrait des semaines pour arriver à bout de ce paysage.
Nous arrivons à Aktobe et un chauffeur de taxi est ravi de pourvoir nous emmener. Il crie à ses collègues “touristes, touristes”. Nous payons évidement la course bien trop cher.
Un grand portail s’ouvre sur une base de loisirs servant de décor aux jeunes mariés du coin.
Au bord d’une rivière, de petites maisonettes, une salle de réception, trois restaurants et un décor grotesque où trônent de faux chevaux. Nous dinons au coeur d’une fête de mariage, les gens dansent négligeament sur une musique aussi agréssive que les éclairages. Après cette nuit dans notre petite maisonnette et quelques plongeont sur le tobogan installé pour les enfants, nous nous sauvont.
Encouragés par la gentillesse des Kazaks nous décidons de tenter l’autostop.
Un petit homme qui rote, crache, se mouche par terre et jette nos ordures sur les bord de route nous indique que nous sommes dans la mauvaise direction. Ses habitudes sont en fait ordinaires au Kazakhstan, nous nous raprochons de la Chine. Nous le suivons sur des kilomètres, sous une chaleure écrasante, jusqu’à la maison de son ami. Il nous offre des pommes et des tomates pour continuer notre route. Ce petit homme ne nous quitte plus, ce que nous prenions pour de l’hospitalité avant de retrouver notre portable dans sa poche.
Deux jeunes s’arrêtent pour nous demander où nous allons. Le petit homme monte dans leur voiture, ils le mettent dehors. Nous leurs expliquons tant bien que mal que nous souhaitons nous rendre à Almaty. Ils nous enmènent donc à la gare, retour au point de départ. Il n’y a pas de train aujourd’hui, ils nous embarquant alors au lac, nager avec eux. Un immense lac sombre creuse une terre rouge sous le soleil tombant. Nous dégustons une pastek avant de s’en retourner en ville. Nous sommes samedi, comme tout les week-end, une grand spectacle fait défiler chameaux, chevaux, chèvres et kazaks costumés pour résumer l’histoire du Kazakhstan. Les hommes chantent sur leurs chevaux, une guitare traditionelle à deux corde dans les bras, les filles gloussent à leur vue.
Après le défilé, le maire rejoint les yurts pour diner en compagnie de ses amis, collègues.
Les citoyens autorisés y mangent par la suite. En tant que touristes, nous avons le chance de nous atabler avec eux. Nous dégustons des crêpes d’agneaux et d’oignons crus dans de grands plats avec du thé. Une foie que les riches sont repus, c’est au tour des pauvres d’entrer dans les yurts pour manger leurs restes. Après le diner, nous achetons des bières et parcouront la ville en voiture, visite touristique commentée. Nos nouveaux amis nous proposent de nous ramener au lac pour que nous puissions camper.
Nous hésitons, comment retourner en ville après?
Ils nous expliquent qu’ils dormiront aussi au lac et nous ramèneront le lendemain. Nous installons notre campement sur une coline face au lac. La lune se reflète sur l’eau aussi sombre que le ciel persé d’étoiles. Un manifique tableau kitch de chambre d’hotel cheap. Nous dansons dans ce splendide décor, les Kazaks dansent comme des aigles, nous expliquent-ils, les bras ouverts pour s’envoler
(ou planer, en effet du canabis sauvage pousse partout ici)
Nos deux acolites finissent finalement par partir en promettant de venir nous chercher le lendemain à 9h.

 

vers-lest-kazakhstan-17

 

Ils ne viendront jamais. Après les avoir attendus six heures en plein soleil, nous nous résignons et partons à pieds pour trouver une voiture qui nous ramène en ville. Nous achetons nos billets pour Turkestan et partons le lendemain. Une fois dans le train nous pensons qu’il sera plus facile de rejoindre Almaty si nous restons à bord. Nous éspèrons que le controlleur reste endormi pendant notre arrêt à Turkestan, raté. Il tente de nous mettre dehors puis lorsque nous lui proposons un billet pour rester, il change d’avis. Nous pensons descendre à Chimkent et le controlleur nous demandes d’aller y retirer de l’argent. Le précedent bakshih n’était pas suffisant. Chimkent semble être une ancienne ville industrielle, grisatre et très vaste. Ce que nous voyons par la fenêtre du train ne donne pas vraiment envie de s’y arrêter. Une fois arriver nous allons au distributeur et remontons dans le train. Le controlleur est ravis de nous voir revenir, il sait qu’il aura un plus gros pour-boire. Lorsque nous arrivons à Taraz et que nous voulons descendre, il tente de nous persuader de continuer à bord espèrant augmenter son pactol. 32 heures de train étant pour nous plus qu’assez nous descendons à Taraz. Nous réservons notre billet pour le lendemain et prenons une chambre dans la salle de repos de la gare. Notre train est à 6h50, dur pour nous qui ne sommes pas très matinale.
Il est 6h40 quand nous arrivons sur le quai. Le temps que l’on trouve notre wagon, de s’appercevoir que la porte est fermé, le train s’en va nous laissant seul sur le quai. Un employé de la gare réalise que nous avons raté le train. Il nous prend en charge, nous amène au gichet et négocie pour nous le prix des billets pour le prochain train. Il nous accompagne ensuite au café pour que nous puissions avoir un petit déjeuner. Il prend une pause pour pouvoir passer du temps en notre compagnie et veut se prendre en photo avec nous avant que nous embarquions dans le train. Il insiste pour que nous fassions nous aussi une photo avec lui.
Nous passons une nouvelle journée dans le train. Arrivés à Almaty nous réussissons à ne payer qu’un tiers du prix demandé par le taxi, soit à peine plus que le réel prix. Mini victoire!
Nous arrivons dans une confortable auberge, proche du centre. Le lendemain matin nous rencontrons un jeune couple d’allemands, partis de Nouvelle Zélandes à vélo! Ils nous proposent de tracker avec eux le lendemain. Après une soirée à découvrire Almaty, ses immenses avenues toutes droites et ses nouveaux bâtiments plutôt laids, nous partons le matin direction le pick Furmanov.
Deux bus nous amènent jusqu’au départ du track, nous traversons une petite rivière avant d’attaquer la montée.
Nous croisons de jeunes kazakhs sur le chemin, ils nous rejoignent au sommet. Ils sont montés en chaussures de ville, l’un d’eux même en espadrille. Ils sont dans l’audiovisuelle, tous d’Almaty mais n’était jamais monté au peak Furmanov. Nous finissons nos provisions à 3000m d’altitude, admirant les montagnes et leur tapis vert, tinté de fleurs rouges. Un sommet un peu plus haut que celui où notre longue marche nous a mené nous nargue, Torsten s’élance, suivi de Lizzi, Théo et d’Eva qui traine les pieds. Arrivés sur ce sommet caillouteux, de nouvelles montagnes se dessinent. De majesteuses roches noires dégeulent une avalanche de graviers rouges. Nous touchons le petit doigt de pieds de l’Himalaya! Bien décidés à ne pas revenir sur nos pas, nous redescendons sur l’autre versans, suivant un chemain qui s’avère inexistant. La pente est rude, l’herbe est entrecoupée d’avalanches de roches, après 3h d’efforts nous arrivons épuisés et désidratés au pied de la montagne.
Nous passons quelques jours à se reposer et a découvrir Almaty, ses parcs et son green bazar.
Il s’agit d’un grand marché ou de gigantestques stand proposent fruits, légumes, plats préparés coréens et viande de boeuf et de cheval. La viande est posée à même les tables sans vitrines ni frigos, de quoi faire hurler les services d’hygiène français.
Nous louons une voiture et partons en direction du lac balkash. La route se devoille à perte de vue à travers la step. En s’éloignant d’Almaty l’asphalte se dégrade et laisse place à d’énormes nid de poule.
A la sortie d’un virage nous en tapons un, la roue avant de notre véhicule ne résiste pas. Première crevaison. L’état de la roue de secours force notre vigilance. Nous roulons à la vitesse d’un escargot jusqu’a Tomar, le prochain village. Une fois arrivés nous demandons un garage à un villageois, il nous dit de rouler jusqu’au bout de la route de sable et de demander sur la droite.
Le deuxième villageois embarque avec nous, il nous emmène chercher son ami avant de nous arrêter devant une maison. Les enfants se trouvant devant arrête de jouer pour venir serrer la main de Théo mais n’ose pas prêter attention à Eva. Dans la cours de cette maison se trouvent des outils, cela ressemble à un garage improvisé. Quelques coups de marteaux plus tard notre roue est réparée. La réparation nous coute 3000 tzingués, un peu moins de dix euros.

 

vers-lest-kazakhstan-9     vers-lest-kazakhstan-10

 

Le soleil tombe est nous profitons de la belle lumière pour faire quelques clichés avant de poursuivre notre chemin. La route se dégrade de plus en plus et c’est maintenant la panne sèche qui nous inquiète. Heureusement nous trouvons une station ouverte à 20 km de notre destination. Il fait nuit depuis longtemps lorque nous arrivons enfin à Kuygan, un petit village perdu au bord du balkash. Nous roulons sur des petits chemins à la recherche d’une plage pour monter notre tente.
Une marre nous fait rebrousser chemin, nous sommes épuisés par cette longue journée et décidons de monter notre tente en bordure du village, à coté d’une passerelle traversant un marécage.
D’ici nous pouvons entendre de la musique, il y a une fête pas loin, nous plaisantons, peut être ces villageois célèbre l’anniversaire de Théo. Nous nous couchons et avons un nuit mouvementés, des villageois déposent en voiture leurs amis pour qu’ils traversent la passerelle. Sortant probablement de la fête, ils trouvent amusant d’éclairer notre tente avec leurs phares, parfois klaxonnant, d’autres fois en faisant hurler le moteur de leur voiture.
Le lendemain, c’est une panne de batterie qui nous empêche de nous mettre en route. Après que quelques villageois nous aient aidé à pousser la voiture pour qu’elle redemarre nous rebroussons chemin jusqu’au village précédent pour petit déjeuner. Les gamins du village acceuillent encore Théo avec leurs poignés de main, ne prettant toujours pas d’attention à Eva. Des femmes ouvrent spécialement pour nous une salle voisine de leur magasin avant de nous préparer une abondance de nourriture. La salle semble être la salle des fêtes du village, une courronne de ballon au dessus d’une table réhaussé nous laisse suposé qu’il y a eu un mariage il n’y pas si longtemps. Une fois repus nous leur demandons si il est possible d’accéder au balkash, elles nous disent de retourner à Kuygan. Nous sommes décus, nous pensions qu’en choisissant cette rive du Balkash nous serions plus tranquille pour comptempler l’immensité de ce lac de 600km. Nous avons enfait choisi la rive ou de nombreux marécages compliquent l’accès au lac. Ce choix nous a quand même permis de visiter des villages reculés du Kazakhstan. Sur cette route de plus de cent kilomètre nous traversons seulement trois villages, comptant maximum une centaine d’habitants. Nous nous demandons de quoi leur vie est faite.

 

vers-lest-kazakhstan-5

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

.vers-lest-kazakhstan-4      vers-lest-kazakhstan-3

 

Nous repartons en direction d’un autre grand lac situé plus au sud.
Cette fois c’est la police qui pimente notre route. Nous traversons une zone de travaux limiter à 50km heure quand Théo se fait prendre à 66. Le policier lui explique qu’il va lui mettre une amande d’environ 35000 tzingués. Théo sort quelques billets de ses poches, le policier lui demande si il n’a pas plutôt des dollars. Il l’invite à monter à bord de la voiture et nous laisse partir après lui avoir pris le contenu de ses poches. On s’en sort pour 5000 environ 15 euros. Nous roulons encore une heure avant de croiser à nouveau une patrouille qui nous sommes de nous ranger. Cette fois c’est l’absence de phares en pleine journée qui est pretexte au racket. Les policiers expliquent qu’ils vont mettre une amende, Théo ne réagit pas, ils expliquent ensuite qu’ils doivent nous emmener au poste, toujours pas de réaction. Alors enfin ils demandent le bakshih, ils veulent des dollars quand ils comprennent que l’on en a pas ils demandent 10000 tzingués. Théo retourne à la voiture pour prendre le porte monnaie il ne reste que 2000. Les policiers sont décus mais s’en contentent, ils lachent un “davai Menthonnex”. Signe que nous sommes libre.
Nous arrivons en bordure du lac en fin d’après midi. Nous installons notre campement sur une plage de graviers, face à un hotel de la ville bordant ce lac.
La ville de Kapchagay ressemble à une tentative échouée de paradis balnéaire pour riches touristes russes. De nombreux hotels de luxe et casino tombent aujourd’hui en ruines. Le coin est cependant magnifique, les pics eneigés des montagnes percent un ciel clair se reflettant dans l’eau.
Nous restons une nuit sur la plage avant de repartir pour le cayon Charyn.
Sur la route du canyon nous traversons le parc national de Altyn Emel, splendide!
Des masses rocheuses ondulent sur le sol boursouflé, un sable ocre strille ces colines. Nous traversons ce paysage arride avant de déposer un monsieur kazak, qui se rendait en Chine, à la station de bus.
Il était tellement surpris que nous l’embarquions en stop sans lui demander de payer qu’il nous guide et nous assiste pour trouver une banque. Nous déjeunons à Zharkent avant de repartir trouver notre canyon. Nous apprecevons la rivière qui s’échappe du canion, passant par là nous y plongeons tout nus! Du haut d’un pont, une jeune fille fière et en colère jette une bague. Elle s’en va tout aussi vite qu’elle apparu, laissant glisser sa bague au fil du courant, dans les mains de Théo.
Nous repartons à travers les steps, les routes sableuses jusqu’à l’entrée (payante) du canyon. Pil à temps pour le coucher de soleil, nous dévalons les roches pour admirer les rayons oranger s’engouffrer dans les paroies assèchées. Sur le chemin du parking nous rencontrons cinq français. Ils voyagent à bort de deux camions amènagés et reviennent de mongolie. https://laroutedeschaussettes.wordpress.com/
Nous passons la soirée avec eux à partager apérétif et diner. Leurs yeux brillent quand ils nous parlent de leur voyage. Leur mode de vie nous semble simple, sain et incroyablement créatif. Nous restons la journée au canyon en leur compagnie au bord de la rivière. Quel bonheur de pouvoir se baigner pour échapper à la chaleur étouffante du Kazakhstan. Le soir venu, nous reprenons la route pour rejoindre Almaty. Notre location de voiture et nos visas expirent le lendemain. Nous avons à réparer encore une fois la roue avant de pouvoir rendre la voiture et sauter dans un taxi partagé en direction de Bishkek.

 

vers-lest-kazakhstan-14

 

ENG

We take a night train to go to Kazakhstan.
A young russian plays guitar in a couch close to our. He invites us to stay with him. We spend a moment with this couple exchanging about travels and eco-villages. The evening it’s a guy from Azerbaïdjan who invite us in his couch to drink one of the fiveteen wiskey bottle he carrys. He and his friends are travelling without tickets. He explains us that if you have money you have friends and if you have friends you don’t need tickets. When the train cross the border, the border police find the place where he hides all his wiskey. He gives a bottle to the officer, one to the controller, and nobody has seen anything. We wake up the day after and find a chocolate tablet under Eva’s pillow, a present from the russian couple who leave the train in the early morning. Thanks.
We arrive in Aktobe and a taxi driver is so happy to bring us to our hotel. He says to his friends “tourists, tourists”, of course we pay to much for the drive.Behind a portal, we discover the resort. The place is compose by a lake, small houses to sleep, fake horses, kitch fountain, many bars wich play loud and bad music and newlyweds come here to take pictures. A night there is more than enough, we decide to leave and try to hitchhike.
A small man comes and explains us that we are waiting at the wrong place. We follow him, walking around five kilometres under a strong sun. He brings us to the house of his friends, he offers us water apple and tomatoes. We continue to walk and finally try to stop cars. A cars stop the guys wants us to pay. We refuse to give money to the driver, he was asking around 60 euros for about 30 km. While we were speaking to the driver we saw the small man close to Eva’s bag and after that she can’t find her phone. We ask the small man and he pretend that he doesn’t know. When another car stop, the small man try to explains to the driver our situation. Eva put her hand in his pocket and find her phone. The two young people want to bring us to the rail station. The stiller wants to come with us in the car but the two young people doesn’t want him to get in.

vers-lest-kazakhstan-18We go to the station and they realise that there’s no trains today, so they offer us to join them to the lake to swim. After a shower in the lake, they bring us in the city and give us a tour in there cars. We stop in a park where as every weekend a show takes places. Camels, horses and play back singers play the history of Kazakhstan. After the show the officials and some others go in yurts to have a diner. As tourist we are invite to join them to eat. When the riches have finish to eat the rest of the population can enter into the yurts to finish the food. Our new friends propose to bring us to the lake where we can camp for the night, they say that they will sleep in the car and bring us to city tomorrow. They have trouble to find the road, we try several time different way into the field and finally we are there. On the top of a hill over the lake, the moon is shinning and reflecting in the lake. We spend times together drinking beers and dancing on Kazakhs charts. The two brothers decide to leave and tell us they’ll come back tomorrow at 9:00. They never come. We wait them about 6 hours, then we decide to walk to find a car to bring us back to the city. We go to the station and try to buy tickets for a train the day after. The lady in the office first says that the terminal for credit card doesn’t work, then when Théo explain her several times that we can’t withdraw enough for the tickets, the terminal suddenly work. The next day we take a train to Turkestan. After a day and a night on the train,  we think it will be easier to reach Almaty if we continue on board. We hope the controller will stay asleep as long as we are stop in Turkestan station. It fails, the controller tell us to leave the train. We offer him money and he finally changes his mind. He tell us to go withdraw money in Chimkent to give him a bit more than we had. What we see  of Chimkent throught the window give us envy to stay in the train. It’s an old industrial city, grey and poluate. We go to the atm and go back straigt to the train. The controller is happy to see us, he knows that he’ll have a better bakshish. When we arrive in Taraz he wants us to stay on the train until Bishkek, he really wants to have a better tips but 36 hours on train was enough for us. We book a ticker to Almaty the next day and a room on the first floor of the station. Then we go in the city to discover a bit and eat a good meal in a cheap restaurant. Our train is at 6h50 am. It’s 6h4o when we arrive on the platform. We find our car but we can’t open the door and the train leave in front of us. A man who works there sees us, he brings us to the ticket office and negotiates for us. Then we follow him to a restaurant where we can have a breakfast. He takes a break to spend time in our company and bring us back to the train. He takes a pictures with us on his telephone and insist that we also take a picture with him.
After a day in the train we arrive at Almaty. Our young hostel in confortable annd close to the center. There we meet a german couple, on their way back from New Zelande, by bick! Next morning we join them for a track to the Peack Furmanov. On the way we meet to Kazaks, wearing sandals. They all are from Almaty but this is the first time that they come here. We finishe our food at 3000m high, on the peack, admiring the charming green grass of the mountains, a wild english garden. An other sommet a bit higher is standing in front of us, Torsten can’t resist, Lizzi and Théo follow, Eva takes her time behind. We all arrive on this new peak, impressed by the change of the landscape. The mountains are as beautiful as agressivs, totally dry under a rain of red stones. We continue to walk and climb on these rocks to find a way down. The sloped ground takes us all our afternoon and our energy to arrive at the next ski resort. The next days, we take the time to discover Almaty, his parcs, and his bazar, full of fruits, vegetables, corean food and beef, horse meat.
We rent a car to discover the Balkash lac. After an entire day driving, one flat tire, repared in a improvised garage of a village and a giant slalom between the holes on the road, we arrive at the last village before the lake. A huge swamp impede access to the Balkash.

 

vers-lest-kazakhstan-11     vers-lest-kazakhstan-7

vers-lest-kazakhstan-2     vers-lest-kazakhstan-6

 

We finally set up our tent in the village close to a bridge. From our tent we can ear folk music coming from the village. We’re kidding, maybe the villages people are celebrating Théo’s birthday. During the night, some of them, probably drunk are bringing their friends to the bridge. They find funny to honk the horn and make loud noise with their engines. The day after, we can’t start the car because of the battery. Some people help us to push the car and make it work. We drive to the previous village to have a breakfast. Kids welcome us, women of the shop open the ballroom and prepare a meal specially for us. In this kitsch pink and white hall, we fill our stomachs of an incredible quantity of food. Ones totally full, we continue our travel to Kapchagaï, another huge lac. On the road, we discover how works the juridic system. One cop stop us and ask us 35000 tzingués because Théo was driving 66km/h instead of 50km/h. Théo find 5000 tzingués in his pocket, about 15€, even if the police man ask for dollars, it’s enough to continue our way.
An hour later, same story, the cop threats to give a fine and bring us to the police station. Théo don’t react, pretending ignoring the corruption. They finally ask for money, 40 dollars, then 10 000 tzingués, but only 2000 tzingués is sufficient to let us go. “Davai Menthonnex!” they says, that’s mean we are free. We arrive at Kapchagay in the middle of the afternoon. This city is a mix between an industrial city and a tentative of sea side resort. There are many empty hotels and casinos that give the impression of a ghost city. We spend the night on a beach, then take the road to Charyn’s canyon. On the road we cross Altyn Emel national park driving hundreds kilometers in the middle of nowhere. We have an hitchhiker with us, he’s surprise that we don’t ask him money for the ride. We let him at Zharkent a town close to the chinese border where we have a lunch. We cross Charyn river and go swim there. A young lady throw a ring from a bridge. The scene looks like a moovie. The ring follow the river flow and end up in Théo’s hand. We go back on the road and arrive in Charyn’s canyon in the end of afternoon. Right on time to see the sunset. We meet there some french peoples traveling with trucks. They’ve been in Mongolia and are now on their way back to France (https://laroutedeschaussettes.wordpress.com/). We spend the night with them. Their way of live is an inspiration, healthy, simple and creative. We spend the next day with them hanging out in the river side. We have to leave in the evening to bring the car back to Almaty. Our visas expire the next day, we take a share taxi to go to Bishkek.

 

vers-lest-kazakhstan-8

Russie

vers l'est russie

Moscow

Nous arrivons à Moscou dans la matinée. Sortis du train, nous cherchons le centre ville pour se connecter à un réseau wifi. Un imposant bâtiment nous laisse supposer qu’il s’agit du centre, en avant! loupé. Nous trouvons cependant un café où Théo anglouti la tarte d’Eva qui peine à avaler quoi que ce soit après sont indigestion de la vieille. Nous réservons une auberge, lit double, cuisine, terrasse, grand luxe pour 900 roubles soit environ 13€. Dans une sorte de complex carrés patés en briques nous nous reposons en attendant de rejoindre Anna et Tania, des amie qu’Eva à rencontré il y a deux ans à Londres.
Nous sommes censés les rejoindre au point info d’une station d’une métro.  Le train n’arrive pas, nous plaisentons en implorant Poutine tout puissant de faire apparaitre notre train, avec de la patience notre voeux est éxocée. Sortis de la station nous demandons notre chemin à un contrôleur. Lorsqu’il se rend compte que nous ne parlons pas russe, il feind de ne pas nous voir. Nous retrouvons enfin Tania, Anna et son copain pour diner en ville. Borsh, Burger et bières artisanales.  Le ventre plein, Anna nous fait visiter les rues pietonnes du centre, un défilé de lumières multicolores, de guirelandes et fleurs artificielles, tranchant avec la sobriété de l’architecture massive moscovite. Nous débouchons sur la place rouge, l’allée des défilés militaires, la cathédrale et le bureau du grand Poutine. Il fait nuit, les éclairages sont impressionants. Les lumières de Mouscou se reflettent sur le ciel, lui donnant l’allure d’une coquille rosatre. Le lendemain, nous attérissons sur un roof top, une soirée de promotion pour des vapoteuses de fumée d’alcool est organisée. On nous explique à l’entrée qu’il n’y a pas d’alcool fort, il est possible de ramener sa bouteille achetée au mini market d’à côté. Sur une fausse pelouse, jacuzzis, tranzats et machines de musculation sont à la disposition des participants.
Des villes issues de l’URSS que l’on a visitées, Moscou semble la plus prospère. Les jeunes conduisent d’énormes voitures neuves et font la fête sur fond de mauvaise techno, un cocktail à la main. Fatigués par le bruit incessent et l’immensité des capitales soviétiques, nous partons le lendemain.

De Moscou à Saratov en auto-stop

Nous achetons nos billets sur une borne automatique, nos notions d’alphabet cyrilique nous permettent de grimper dans le bon train, direction Golomna. Après être sortis de la ville, nous installons notre campement en entrée de forêt. Entre la nationale et les rails de trains, nous dormons cependant relativement bien. Peu convaincu par l’efficassité de l’autostop en Russie, nous nous postons tout de même en bordure de route, notre petit paneau en cyrilique à la main. Nous attendons une bonne demi heure avant qu’un gentil Monsieur s’arrête. Il nous dépose quelques kilomètres plus loin, après avoir entammé un monologue sur la musique russe, en russe. Nous continuons notre trajet dans une Lada, une grosse croix en bois et un fer à cheval accrochés au rétroviseur. Victor nous dépose une bonne heure de route plus loin, il nous sert la main :
“Fransos, ah Gérard Depardieu!”
Nous rions. Les russes nous assimilaient autrefois à Napoléon, Depardieu a aujourd’hui pris sa place. Tant que l’image de ces deux mégalomaniaques le foie en vrac suffit à nous rendre symphatiques à leurs yeux. Le dernier trajet de la journée nous avance plus que prévu.
Un jeune couple adorable nous offre bière, cacahouettes et cigarettes à bord de leur “voiture des méchants de taxi 2”. Merci.
Nous communiquons grâce à google translate sur leur téléphone.  Après avoir échangés nos Facebook, ils nous déposent à une station essence. Il y a un hotel à la station. Après quelques échanges en russes, languages des signes “dormir, manger, café fermé, fermé, clefs” nous déposons nos sacs et dinons au café d’en face avant de s’éterniser sous une douche bien nécessaire.
Nous reprenons le stop le lendemain, un monsieur nous demande d’où nous venons, “Francia good, America bad!”  Il continu à raler en russe sur les américains, tapant sur son point d’un geste semblant signifier “on va se les faire”. Il enchaine en nous parlant de la base militaire de Riazan d’où nous avons vu décoler des avions et des hélicopters de chasse. Bien qu’elle soit déjà au programme de nos manuels d’histoire, la guerre froide n’est pas si loin. Il fini par nous déposer sur une station essence où un marché se fini. Des poissons sechés pendent sur les stands présentant divers produits d’épiceries.
C’est un prêtre orthodox qui nous emmène à notre spot de camping. Il déplore l’abandont les villages russes, comparé à la richèsse de Moscou. Il nous trouve les maisons bordants la route horrible et comparent les habitants des campagnes à des singes, alcooliques et toxicomanes. Nous le trouvons peu tolérant pour un messager de dieu censé porter de l’amour à ses frères. Nous passons un village inscrit au guinness book, 2km et environ 200 restaurants.  Les gens du village ont transformés leur salon en brasserie pour offrir un mauvais repas au camioneur passant par là. Nous faisons nos provisions du soir au market de son village, il nous conseil des bières et nous offre notre diner. Merci.
Après une nuit dans une forêt de pins, nous nous postons sur le bord de route. Un gros monsieur arrête sa vieille lada pour nous demander où nous allons. Par chance ou malchance, nous allons tous à Saratov, 5h de route. Deux enceintes sur la banquette arrière crachent un pouding de chants d’amour russes et d’électro des années 80 en continu.

 

vers l'est russie 2

 

Saratov

Au bout d’un sentier boueux, nous découvront notre auberge.
La gérante ne parle pas un mot d’anlgais. Elle nous indique cependant une banque et une épicerie.
Nous zig zaguons entre les blocs grisatres de cette ville sale, poluée aussi triste que semblent l’être ses habitants. Sur le chemin nous apercevont un magasin de musique. Il est 18h55, le magasin ferme à 19h.
Avec le tact et la gentillesse dont savent faire preuve les russes, le gérant nous met dehors. Nous revenons le lendemain pour adopter notre petit dernier, un joli je ukulele! Nous passons les après midi sur la terrasse, à apprendre à en jouer. Les autres résidents de l’auberge peu mélomanes sembles attendre notre départ avec une certaine impatience. La cuisine de l’auberge de jeunesse est fonctionnelle nous profitons donc de ces quelques jours pour nous préparer notre propre nourriture. Nous achetons nos légumes à des personnes instalant leurs étales sur un coin de trottoir. Une vieille vendeuse se moquent de nous car ne nous comprenons pas un mot de ce qu’elle raconte. Lorsqu’elle nous demande si nous sommes américains, Théo lui répond que nous sommes fraçais et pensant s’attirer sa faveur critique les américains. Raté, la mamie le traite de raciste.
A force d’errer dans ses rues, ses parcs, au bord de sa rivière, une bière à la main en recrachant d’écoeurantes peaux de poissons sechées, nous commençons à apprécier Saratov.
Après une tentative échouée d’achat de billet de train, la deuxième gare n’ayant pas de guichet, nous nous rendons à la gare principale pour embarquer direction le Kazakhstan!

 

ENG

Moscow

vers l'est russie 4We arrive in Moscow in the morning, we are tired so we try to find an internet connection to book an hostel. We try to cafe close to the station without success. We see a big building over the river it seems to be the center, so we start to walk in that direction. It’s a fail but we finally find a place where we can book our hostel. A double bed in a dromitory in a really luxury hostel with nice kicthen and balcony. We ask the waiter if she can call a taxi for us. After getting screwed severals times during our trip we figerout that it’s cheaper if locals order taxis for you. She takes her phone and order one with the application “Uber”. The car comes and bring us to the hostel. When we arrive there and want to pay the driver say that it’s already paid. We feel ashame that the girl paid for us.
After a nap, we reach Anna and Tania, friends Eva met two years ago in London. They bring us in a restaurant where we have borsh (typical Russian soup), burger and craft beer. It’s a nice moment spend in their company. After eating and drinking they give us a tour in the pedestrian center, concert, multi-colors lights, garlands of flowers contrast with the simplicity of the massive architecture. We end up in the red square to see all we can expect to see as a tourist in Moscow.
Moscow is the richest city of ex-USSR we’ve visited. Young people drive big cars that your bankers couldn’t offer,  and party with fancy clothes listening bad techno. Three days spend there are enough we leave to see more of Russia.

From Moscow to Saratov hitchhiking

We find the road on internet and decide to leave the city and suburb by train. With our notion of cyrillic alphabet we’re able to book our tickets on the automat and take the right train to Golomna. We get out of the city and set up our tent between the national road and trains rails. After a good night we go back on the road to try to stop cars. Half an hour later the first car of our trip in Russia stop and bring us not so far. We continue with Victor, he bring us for a one hour ride. when he realizes that we are french he mentions Gerard Depardieu, thanks for the comparison. The next car a couple offer us peanuts, beers and cigarettes. We try to communicate with their smartphone and google translate. They leave us in a gas station, we exchange our facebook and they disappear. There’s a motel at this gas station, as we need a shower we decide to spend the night there. We have a diner at the cafe and sleep in this tinny room. We spend half of the next day resting, waiting for colder temperature to continue our way. A man stop and ask where we come from. “Francia, good good. America bad”. He continues mumble in russian about the american, making signs who seems to say “we gonna have them”. Then he speaks about the military base in Riazan, we’ve seen there fighter aircraft and helicopter. We think that the cold war is not that far. He finally let us in a gas station where a small market takes places, people are selling dry fishes and toys for kids. We have a quick look and an orthodox father takes us with his in his big Chinese 4wd. He think that the country side is bad, found the houses on the border of the road miserables and compare people who live there as monkey, alcoholics and drug-addicts. We find it wired for a man supposed to love all of his brothers. We cross Umet a small village appears in the Guinness book, two kilometers and around 200 restaurants. We arrive in Zubova Polyana the hometown of the father, he bring us to the supermarket and pays for us. Thank you. Then he brings us back on the forest close to the road where we set up our tent. After a meal and fights against so many mosquitoes we go to sleep. The day after a car stop, fortunately or unfortunately the driver is going to Saratov, we spend 5 hours in his uncomfortable car, listening a mix between Russians love songs and bad techno music from the 80’s.

Saratov

Behind a building, we find our hostel. The owner doesn’t speak a word of english, but she find a way to tell them where to find an ATM. We walk between the greys blocks of this dirty city in direction of the bank. On the way we find a music store, it’s 6:55 the store close at 7 and the owner kick us out. We came back the day after to buy the object of our dreams a Ukulele. We spend our afternoons trying to learn how to play in front of the hostels. The kitchen at the hostel is nice so we spend these few days cooking our own meals. We buy our vegetables to some people sending them in the street. A grandma makes fun of us because we don’t understand anything of what she says. When she asks if we are Americans, Theo who want to make good impression starts criticizes them. It’s a fail, the granny tell him ” don’t be racist”. Due to the time we spend, hanging in the street, drinking beers, walking along the river, we start to like Saratov. We try to go to the second station to buy tickets but  there’s no ticket office. The day after we go to the main station to get tickets for the next train in direction of Kazakhstan.

 

vers l'est russie 3

Ukraine

vers l'est-kiev3

Kiev

vers l'est-kiev2On arrive à Kiev après une nuit passée dans le train. Ana l’amie d’Eva nous rejoint sur le quais, elle nous emmène dans un restaurant à la décoration inspirée des années 60 sovietiques, radios, figurines en porcelaines, appareils photos vintage et nappes à carreaux ornent la salle. Sur les naperons il est possible de jouer à la bataille navale ou de colorier des Kozaks, personnages mythiques de l’histoire ukrainienne. Sur les conseils d’Ana, nous dégustons des Varenykys, une sorte de délicieux raviolis ukrainiens. Cela ressemble beaucoup aux pierogis polonais, mais Anna nous assure que ce n’est pas la même chose. Nous suivons Anna jusqu’à son appartement, c’est un grand studio décoré aux goûts de la propriétaire, papier peint fleuri, des tapis recouvrant le sol et certains murs, des vieux livres et des figurines de cochon tronant sur l’imposante bibliothèque. Nous nous douchons et nous reposons avant de ressortir en fin d’après midi, quand la température est enfin supportable.
Pour la première fois de notre voyage nous sommes logé chez une amie locale, nous n’avons donc pas à nous soucier ni de l’orientation, ni de nos activités et c’est assez reposant de se laisser guider.
Anna nous emmène dans une galerie d’art contemporain du centre ville, ou différentes expositions sont présentées sur trois étages. C’est à travers une de ces expositions, traitant de la guerre, que nous réalisons pour la première fois que nous sommes dans un pays en conflit. Nous survolons les différentes expositions avant de s’attarder sur un travail inatendu. Un géni de l’art contemporain secou de pauvres lapins pour les faire danser sous des projecteurs sur fond de dub step. Une série de photographies complète son instalation. Des lapins sont mis en scène, déguisés en cosmonautes, attachés à un lit façon sado maso, sautant dans une machine à laver. L’artiste évoque pour cette dernière, une faille spatio temporelle découverte par ces animaux. Quel talent.
En sortant de cette exposition nous nous promenons sur une grande artère de la ville, fermée aux voitures en soirée pour permettre aux musiciens de se produire, et aux pietons de profiter de leur talents. Nous terminons notre balade sur un belvédère surplombant la rivière Dnipro, d’où nous pouvons mesurer l’immensité de la ville.
Le jour suivant nous rejoignons un ami d’Ana pour aller nous promener dans le monastère orthodoxe de Laure des grottes de Kiev, un complexe de gros paté doré en l’honneur de dieu où règne une atmosphère étrange. Nous continuons notre balade en direction de l’imposant musée national de la guerre. Dans son parc gigantèsque, des avions et des chars de combats sont exposés, servant de fond pour les selfies de jeunes touristes.
Le lendemain nous découvrons un batiment qui paraît abandoné, nous escaladons la grille et tentons de s’y introduire quand un bruit suspect nous dissuade. Nous faisons demi-tour et décidons de contourner le batiment, c’est ainsi que nous réalisons qu’il s’agit en fait d’un complexe universitaire, pas totalement à l’abandon. Le train que nous voulons prendre le soir est complet, nous restons donc un soir de plus chez Ana. Le jour suivant nous profitons de notre dernier jour à Kiev pour s’entrainer un peu à l’escalade dans une salle de la ville. Nous quittons finalement Kiev avec un train de nuit, nous avons réservé deux des 54 couchettes disponibles dans un wagon. Nous sommes un peu abassourdis par le bruit et les odeurs de pieds régnant dans le wagon. Heureusement, nous avons conservé la bouteille de vin maison offerte par le controleur moldave du train précédent. Après s’être forcé à en vider intégrallement le contenu douteu et qu’Eva ai rendu sa part sur la porte des toillettes, nous trouvons facilement le sommeil et restons endormi jusqu’à notre arrivée à Moscou.

 

vers l'est-kiev

 

ENG

We arrive at Kiev after a night spend in a train. Ana, Eva’s friend reach us on the platform and bring us to a typical restaurant, the decoration is inspired by the soviet 60’s. She recommend to eat Varenykys a kind of Ukrainians raviolis. It look like the polish pierogis, but Ana swear it’s not the same thing. After this really nice meal we follow Ana to her flat. It’s a big studio, the decoration was made by the landlord, many carpets and huge library with some pigs figurines. We take showers and have a rest before to go out in the late afternoon when the temperature is better. Ana bring us in a contemporary art gallery with several exhibitions. It’s through one of this exhibition, talking about the war, that we realize that we’re in a country in war. Another exhibition, probably our favorite present a video made by a contemporary art genius shaking bunnies under spot light to make them dance on dub step music. The artist also takes pictures of bunnies in different costumes, sometime dress in cosmonaut, sometime in sadomasochist making bandage and finally trying to get into a washing machine. The artist said for the last picture that the rabbit discover a spatio-temporal fail. What a talent.
We continue our walk in the city and end-up in a belvedere above the Dnipro river, there we can realise how big the city is.The day after we reach Ana’s friend to visit Kiev Pechersk Lavra a big orthodox monastery with a weird atmosphere, and finish our walk at the Ukrainian state museum of the great patriotic war, an immense space with many planes and tanks where young tourist can take selfies.
The next day Ana have to work, we decide to visit a building which seems empty. We climb the gate and try to get in by an old door, we hear a suspicious noise and give up the expedition, on the way back we realize that the building isn’t empty at all, it’s a part of science university. We want to leave Kiev this evening but the train is full so we have to stay another night. We use this time to practice bouldering in a gym in the city. We finally leave Kiev with a night train, we book two of the 54 bunks in a wagon. We’re a bit disappointed by the noise and the feet odor in the coach, fortunately we keep a bottle of homemade wine, the Moldovan controller gave us in the last train. We drink the entire bottle and when Eva end to return her part on the bathroom door, we fall asleep until our arrival in Moscow the day after.

 

vers l'est-kiev1

 

Moldavie

vers l'est moldavie 4

Chisinau

vers l'est moldavie

Notre bus de nuit nous dépose sur une des stations autobus de la capitale moldave, Chisinau.
à 6h du matin, nous découvrons cette ville qui s’éveille et ses habitants. Un petit marché s’installe tranquillement sur un bord de trotoir. Eva revient de la station relativement fière d’avoir compris les indications de la damme du point info qui ne parle pas un mot d’anlgais. La rue qu’elle a cependant indiqué reste introuvable. Nous déambulont parmis les immenses blocs communistes tapissés de publicitées vulguaires avant de prendre un mini bus, dont le chauffeur antipatique nous dépose à l’autre boût de la ville, au mauvais endroit.
Nous expliquons à un taxi que nous souhaitons nous rendre à la station de train.  Après avoir convenu du prix, ce chauffeur de taxi, fière de son pays, nous fait découvrir sa capitale. “Nationale télévision, Nationale radio, Nationale chimi school, Nationale military school, National hotel” L’emprise de l’état héritée du régime communiste se ressent dans toutes ses institutions.
Arrivés à la gare nous achetons nos tickets pour Kiev. Après une nuit entière bringueballés dans un bus, nous sommes fatigués et cherchons une piscine publique pour nous détendre. Un ancien habitant nous envoie vers le National gouvernement building, sur la grande place de l’arc de triomphe. Nous suivont cette indication, demandant notre chemin à l’aide de gestes ridicules, nager, swimmingpool, piscine?
Après avoir fait quelques fois le tour du parc bordant la place nous tombons sur la piscine. Le tarif de la piscine est lié à la durée passée dans l’eau. 12h50 – 13h45. Nous attendont donc 12h50 pour qu’une dame nous accompagne dans les vestiaires, insistant sur le fait qu’il faut se doucher avant de se baigner. Elle avait du sentir que notre dernière douche dâtait d’au moins 26h. Nous barbotons molement dans cette piscine quand les maîtres nageurs poussent les petits moldaves à nager PLUS VITE!
Le parc à côté de la piscine est un endroit de sièste presque parfait. Nous dormons deux heures avant de repartir en direction d’un lac. Sur fond des chants de dissiples boudistes installés en bordure du lac, nous admirons cet immense étendue d’eau. Les blocs bétonnés de la ville semblent flotter à sa surface.
Après s’être arrêtés dans un des bars les plus kitchs du monde, chaises en coeur recouverts de peau de vache, nous retournont à la gare ferrovière. Le vent s’est levé, brassant la pollution et la poussière, la pluie commence, ce climat accentue le caractère apocaliptique de Chisinau. Nous embarquons à 21h30 pour 17h30 de train.
Conscients que l’agitation de cette ville nous dissuade d’y vivre, nous repartons cependant conquis par le charme froid de cette ancienne mégalopole soviétique.
Le controlleur de train sachant que nous sommes français vient nous parler de ses opinions politiques. Fervant admirateur de Poutine, il appel son ami francophone pour lui demander comment qualifier Obama de “menteur”. François Hollande, bof bof, Angela, baaaah, Napoléon, il a été écrasé par les russes! Son ami qui a travaillé en France viendra nous offrir avant notre arrivée à Kiev une bouteille de vin blanc qu’il produit lui même.

 

vers l'est moldavie 3

 

ENG

We arrive in Chisinau, after a night journey by bus, around 6:00 am. A small market takes place close to the bus station. We take a coffee, locals take beers. Eva ask in the station the way to go to the rail station, she come back very proud, she understand everything without speaking english. That’s what she think, we couldn’t find the street. We take a bus and ask the driver if he goes there, he says yes and bring us at the wrong place. We finally ask a taxi driver and after discussing the price he takes us. He give us a city tour. Here is national building for radio and tv, there is the national films building, the national military school and finally the Hotel National, totally out of order. We buy our tickets for our next train and leave our bags in the station. We are tired of our last night in bus and we haven’t take shower for more than 24 hours, we want to find a swimming pool to spend our time in Chisinau. Really hard to find but finally, after asking many people and walking around and around the main square we find it. We can only spend 45 minutes there, we have to wait 12h50 to get in. Because it’s our first time a lady want to come with us to show how it work. We think she want to be sure that we gonna take shower before to go in the pool. We chill there for our 45 minutes of relaxation, and go in the park nearby to eat and take a nap. Then we move to another park with a lake. Nicer one, it’s a huge park with forest and in the middle of it a big lake. We stay there few hours watching the building reflating in the water, listening to the music that Buddhist monks are playing. It’s now time to leave but we have time for a beer in a kitsch bar before. When the train controller understand that we are french, he makes us a special welcome. Then he comes back to explain us his vision of politics. Obama: liar, François Hollande: so so, Angela Merkel: burk, only Poutine is good, the french police is bad because is to soft, in Russia they have great police. Then come is friends, he works with him now but he use to work in France and speak french a bit. He offer as a bottle of wine he does. We have now this 17 hours journey before to reach Kiev.

 

vers l'est moldavie 1

 

Roumanie

vers l'est roumanie 6

Anina

Nous quittons Belgrade en train, un matin, avec l’intention de nous rendre à Timisoara en Roumanie.
Il est 11 heures quand nous embarquons en directions de Vrsac, dernière ville serbe avant la frontière, où nous sommes supposés changer de train pour gagner la roumanie. Nous arrivons, il est environ 14 heures quand, enfin nous nous décidons à demander l’heure du prochain départ. La réponse est dur, 18h40.Bien décidés à ne pas attendre dans cette petite gare vide, nous choisissons de traverser la ville à pied pour pouvoir faire du stop. Presque deux heures et cinq kilomètre après, nous sommes récompensés de notre choix quand une voiture de trois jeunes s’arrêtent pour nous prendre jusqu’en roumanie. En discutant avec nous dans la voiture, ils se rendent compte que ne nous n’avons pas de destination précise. Ils nous proposent d’aller camper avec eux dans les montagnes à Anina. Nous apprenons qu’ils ont une association appelée Adrénaline. Ils organisent des courses de chariots, des sauts pendulaires et des festivals de rock : facebook.com/CSAdrenaline Nous arrivons à Anina est nous rejoignons leurs amis à la maison de la culture où ils font une jam avant de nous emmener au spot de camping. Il s’agit en fait d’une grande cabane qu’ils ont construite à l’aide de rondins de bois et de terre. Ils y ont amené l’électricité et sont situés à 200 mètres d’une source d’eau potable. Nous buvons, mangeons et profitons de pouvoir échanger tous ensemble. Nous sommes ravis de cette soirée avec eux et de pouvoir être protégés de la pluie pour la nuit.

 

vers l'est roumanie     vers l'est roumanie 2

 

Timisoara

Le lendemain nous quittons Anina avec Coco, un garçon de la bande qui habite à Timisoara. Nous prenons un train en direction d’Oravita. Il s’agit de la première ligne de chemin de fer du pays, construite il y a plus de cent ans et qui servait à l’époque à transporter le charbon. Le controlleur nous montre son album photo et nous explique fièrement que le sifflet qu’il utilise a lui aussi cent ans.
Une fois à Oravita, du fait que nous sommes trois, nous sommes moins chanceux avec l’autostop. Nous avons une longue journée de transport devant nous. Un bus nous emmène jusque Resita où nous traversons la ville avant de prendre un train pour Timisoara. Nous arrivons là-bas vers 22h30 et nous passons la nuit chez Coco. Merci.
Après une bonne nuit de sommeil, nous allons en ville pour boire un café et manger un sandwich avant de nous mettre en route. Ces derniers instants en compagnie de Coco ont permis à Théo de retrouver un de ses pigeons laissé ici sur un mur il y 3 ans.  Il est un peu tard quand nous nous mettons en route, nous essayons l’autostop puis découragés par le soleil tappant nous montons dans un bus en direction de Deva.

 

vers l'est roumanie 3

 

Deva

Le bus nous pause à Deva vers 19h. Sur un parking de bus entre deux fast food, nous commençons à scruter les alentours pour définir notre point de camping. Des colines se déssinent à l’autre boût de la ville, en route! Nous arrêtons une camionnette, en language des signes nous lui expliquons notre situation. Il nous répond en Roumain, nous percevons les mots “dormir, casa”. Il se gare devant la dernière maison de la ville. Nous faisons la connaissance de Julian et Dana qui nous accueillent à bras ouverts et verres d’eau de vie “apa de foc!” Merci. Nous rencontrons aussi leurs 12 chats, autant de chiens, 4 chevaux, les chèvres et le cochon Bobo. Julian a recueilli tout ces animaux, blessés, abandonnés et prend maintenant soin d’eux. Nous restons quelques jours chez eux à caliner les animaux, les aider à les nourrir, observer la confection du fromage de chèvre et essayer désepéremment de nouer contact avec Bobo qui a encore peur de nous. Avant de partir ils nous demandent de promener les chèvres, ce sont en fait elles qui nous baladent. Un barbecue est organisé le dernier soir avec leurs amis qui nous montrent des photos de leur grosse maison et nous invitent à y séjourner si nous revenont. Cette vie nous plaie, mais il est maintenant tant de partir.

 

vers l'est roumanie 4     vers l'est roumanie 5

 

Sibiu-Brasov

Nous prenons un covoiturage en direction de Sibiu. Il est environ 19 heures quand nous arrivons dans cette petite ville pitoresque. Nous passons une nuit là bas sans être captivés par cette cité “medievale” fortement recommandée aux touristes. Nous la quittons en train en direction de Brasov.Arrivée à Brasov, un taxi nous convaint de nous emmener en centre ville au prix touriste. Nous trouvons une auberge, grand salon, jardin. Nous dinons le soir dans une petite rue pietonne près du centre touristique, avec deux français, un américain et un australien que nous avons rencontré à l’auberge. Le restaurant ferme et nous avons encore faim, nous nous dirigeont vers un vendeur de crêpes, sur La grande place de la ville où un groupe de rock douteux se produit. Nous buvons encore une bière avec Felix, se racontant nos aventures d’eurotrip et rentrons. Brasov est entourée de montagnes, le lendemain nous campons à Poiana Brasov, une station de ski non loin. En hauteur, nous installons notre tente pour voir le soleil se coucher sur les montagnes. Nous retournons à Brasov le lendemain, Théo veut profiter du dernier jour pour aller escalader. Eva trop paresseuse se balade et découvre les alentours de la ville. Le centre est un grand mélange d’architecture austro-hongroise, d’ornements fleuris et de bâtiments communistes, froids et imposants. Les hauteurs de la ville accueillent de manifiques maison, un concours d’architecture contemporaine borde la ville.

 

Camping brasov2

 

Bucarest

En début d’après midi nous décidons de rejoindre Bucarest. Le train de 16h50 nous fait arriver à Bucarest deux heures plus tard. “No seat!” Nous devons donc prendre le train de 16h30. Bien qu’il parte avant, ce train nous fera arriver à 20h40 à Bucarest, 4h10 plus tard. Le système ferroviaire roumanien suit le rythme détendu de ce pays, au désespoire de Théo.
Lorsque nous arrivons il ne nous faut pas beaucoup de temps pour se rendre compte que nous sommes dans une capitale. Beaucoup de voitures, de grandes allées, de bruits et de personnes au style uniformisé par la mode. Nous rejoignons notre auberge puis suivant les recomandations du receptionist, nous mangeons un kebab et nous nous retrouvons dans un club de techno fancy du centre ville. Nous passons la nuit là bas, profitant du bas coût des consomations et du sens de l’hospitalité des roumains. Lorsque le club ferme nous nous mettons en route pour finir dans les bureaux d’une boite de production accompagnés de nos trois acolytes de soirée. Notre hôte ouvre la marche les fesses à l’air.  Quand au night shop il semble soucieux de reprendre son pantalon c’est uniquement pour pouvoir prendre les sous qui se trouve dans sa poche. Il nous fait goûter un alcool local à 80° avant de s’endormir sur son ordinateur. Nous décidons de partir et il est 8 heures quand nous arrivons finalement à notre auberge. Quelques trois heures de sommeil plus tard nous sommes obligés partir, faute de place disponible. Nous changeons donc d’hotel et passons l’après midi a dormir avant de rejoindre la gare pour réserver notre billet pour Kiev le lendemain à 6h. Le gros monsieur du guichet nous explique que ce train n’existe plus “Finish, finish!” et nous indique 19h15 sur un papier. Lorsque nous comprenons que ce train part pour la Moldavie et que nous lui demandons comment rejoindre l’Ukraine, nous avons droit à son ultime conseil “Go to the airport!”
C’est donc un peu désarmés et sans plus d’informations que nous retournons nous coucher.
Le lendemain, les idées un peu plus claires que la veille nous trouvons un itinéraire pour Kiev en passant par la Moldavie. Nous choisissons cette nouvelle option, en espérant ne pas être encore confronter aux aléas des transports roumains.

 

vers l'est roumanie 7

ENG

Anina

From Belgrade we take a train to reach Timisoara in Romania. The train stop in Vrsac, last serbian village before the border. We realize that our train connection is in 4 hours! We cross the village to start hitchhiking. Three romanian guys stop and ask where we wanna go. We don’t have any plans so they offer us to stay with them. We stop in Anina, to meet their friends. We stay in the house of culture, in a huge room with guitares, drum, microphone, speakers where they jam together in a friendly atmosphere. After this concert, we go to the house they build by them self, in mountains, a beautiful place, build totally in wood! Everybody start to prepare a delicious Goulash. thank you! We back to town at morning to have a “proper” coffee. They show us the video of their association : facebook.com/CSAdrenaline This association organize pendulare jump, race and rock festival. The city even give them a place to build an adventure park. We are impressed by their motivation.

Timisoara

To reach Timisoara we take a train with Coco, a friend of their group. We try to hitchhiking but with three people and our big bag pack nobody stop. We spent our day in trains, the first one was build 100 years ago, the driver is really proud of his train. The last train we take is clearly less touristic but the back of the train is an empty room where we can open the door to smoke. We admire a beautiful sun fall through this opened door. Coco invite us too sleep in his place. He wake us up with a coffee and chocolate cake! Thank you.
Crossing Timisoara to find the hitchhiking spot, Théo find a painting he made three years ago. His pigeon is still there! It’s a bit late when we start to hitchhiking. Nobody stop so after one hour we decide to take a bus to Deva.

Deva-Sibiu-Brasov

We arrive there around 7:00 pm and start to look around for a place to camp. We see some hills and decide to walk in this direction. We cross the city, start to hike the hill and try to hitchhike to go faster. A guy in a truck stop. He doesn’t really speak english but when he understand our situation he offer us to stay at his friends place. We meet Julian and Dana, they offer us a warm welcome with fire and apa di foc. They have 12 cats, as many dogs, 4 horses, a lot of goat and a pig named Bubu. We stay few days there discovering Deva’s castle, petting the pets, watching the goats in the fields. It’s more the goat watching for us in the fields. The last evening we have a barbecue with their friends, they tell us to come back next year and offer us to stay in their house. We leave this city with carpooling in direction of Sibiu. We stay only for a night in this scenic and full of tourists city. We leave the city by train in direction of Brasov. This city is surrounded by mountains, Theo like it. We spend the first evening with some others travelers, eat together, and stay in the center with a guy from Belgium to drink some more beers before to sleep. We visit a ski resort close to the city named Poiana Brasov, we spend a night there camping outside, it was really nice. The day after we meet some forest police guys and they told us to not sleep here because of bears. To late. We get caught by the checkers in a bus without ticket, but we made a trick and pay only one fine. Theo had time to climb in a gym and Eva discovered a bit more the city, then we left the day after with a train in direction of Bucharest.

Camping brasov

 

Bucharest

We have a long journey, the train stop at every stations. We wanted to take the one leave later and arrive earlier but we couldn’t have book the ticket. We arrive at Bucharest at our hostel around 9:00 pm. We follow the receptionist recommendations and eat kebab before to end-up in a fancy techno club. Drinks are cheap and people friendly drunk. When the club closed we follow our new friend walking naked in the street. He bring us to his office to drink more beers with a group of people. They wanted us to drink an 80° alcool and fall asleep in front of his computer. We reached the hostel around 8:00 am, we fall asleep but not so long because of the checkout. We move to another hotel and sleep there all afternoon. In the evening we go to the train station to book our ticket for tomorrow. “Finish, Finish” says the big guys at information office. We explain him that we want to reach Ukraine and he says “Go to the airport!”. Thanks for advice. We are a bit disappointed and still a bit hangover so we go back to sleep. The day after we’re more awake and find another solution to reach Ukraine through Moldavia. We try to follow this plan, but nothing can be sure with romanians transports.

vers l'est roumanie 8     vers l'est roumanie 9

 

Serbie

DSC06237

Nous arrivons à Belgrade en bus dans une auberge douteuse. Nous y passons une nuit et décidons de changer d’endroit. A deux rues près nous dormons au dernier étage d’un imeuble, vue sur Belgrade, manifique!
Le lendemain de notre arrivé nous rejoignons Ivan, un ami de Théo, qu’il a rencontré il y a trois ans.
Il nous enmène où Théo et lui se sont quités il y a deux ans, à Gavez, un repère de hippies au milieu des bois près d’un lac en bordure de ville.
Nous rencontrons Naveen Rabelli qui parcours le monde depuis l’Inde en tuktuk solaire, qu’il a lui même fabriqué! www.SolarTukTuk.com
Nous passons plusieurs jours à trainer, escalader et découvrir Belgrade et ses multiples couches d’histoire qui se superposent et s’intercallent.
Nous restons la plus part du temps avec Ivan. Nous le suivons dans les bars où il joue du saxophone, partageant sa passion pour le jazz.
Les dernières soirée à Belgrade une forte pluie nous retiens, nous restons deux jours de plus que prévu dans l’appartment que Matija nous prête. Merci.
Les dessins recouvrant les murs de son appartement accentues le goût de liberté qui nous plait tant dans cette ville. “why not?”
Nous partons dimanche matin en train pour Vrsac, dernière ville avant la Roumanie.

 

DSC06208 traité      DSC06200 traité

DSC06259      DSC06252 traité

DSC06267     DSC06277

ENG

We arrive in the late evening in Belgrad by bus, we go to the cheapest hostel we found on internet.
The owner screwed us, he mentions a privat room to take us 5 euros more, then we realise that we are the only customers.
We moove the day after to another hostel, the best and the cheapest Theo ever had in 3 summers spend in Belgrad.
We reach Ivan, Theo’s friend for 3 years, in Gavez a small bar and restaurant surronded by trees. A really nice and quiet place.
We meet there Naveen Rabelli, a guy who travel trough the world with a solar tuk-tuk he made. www.SolarTukTuk.com
We spend few days hanging out, clibing where we can, and discovering Belgrade who’s full of history.
We meet Ivan everyday, following him in bars where he play, sharing his passion for saxophon and jazz.
The rain keep us two more days there and we moove to Matija’s flat for this two days. Thank you!
We like this place with the walls cover with paints, it brings a bit more to this feeling of liberty you can feel in the city with this “why not” philosophy.
We leave Belgrade saturday morning with a train to go to Vrsac, the last city before the romanian border.

Bosnie

Verslest-Slovénie&BanjaLuka-4

Banja Luka

Nous arrivons en fin d’après midi à la gare routière de Banja Luka, nous demandons conseils à des locaux pour trouver une auberge de jeunesse et le moyen de s’y rendre. Selon elle le plus facile et accessible pour aller dans le centre est de prendre un taxi, il y a une heure de marche ou 2,5 euros de taxi, tout au plus 5 si nous avons droit au chemin spécial touristes. Cela n’a pas raté, nous payons 5 euros.
Nous posons enfin nos bagages dans une auberge pour aller se balader dans le centre de la ville. C’est un soir de match et Théo ne veux pas rater la demi-final au désespoir d’Eva. Nous trouvons de quoi manger, encore une spécialité locale à base de viande, de gras et d’oignons, avant de nous installer à la terrasse d’un bar où Théo peut suivre le match. Eva un peu agacé de devoir regarder 22 personnes surpayés courrir après un ballon rond décide d’aller voir ce que Banja Luka a à offrir. Elle revient, juste à temps pour voir le coup de sifflet final, un peu déçu par la ville. Banja Luka, seconde ville la plus importante de Bosnie, ressemble à beaucoup de ville des Balkans, des magasins, des marchands de glaces, et beaucoup de bar jouant de la mauvaise musique bien trop fort. Elle n’a d’original qu’un chateau fortifié et sa mosqué principal.
Le lendemain nous partons pour un spot d’escalade un peu excentré de la ville. Ce petit bout de falaise en bordure de rivière et entouré de forêt, nous réconforte un peu sur notre choix d’être passé par Banja Luka. Nous nous y sentons si bien que nous restons camper.

Verslest-Slovénie&BanjaLuka-7       Verslest-Slovénie&BanjaLuka-6

Verslest-Slovénie&BanjaLuka-5

 

Sarajevo

Le lendemain, après avoir tant tardé a quitté ce petit coin de paradis, nous nous mettons en route pour Sarajevo. Nous trouvons un endroit pour faire du stop et attendons au soleil qu’une voiture finisse par s’arrêter. Voilà comment nous rencontrons Emir, un bosniac qui a émigré en Autriche juste avant le début de la guerre des balkans. Il aime sa région, et nous amène directement à Sarajevo passant par une petite route connue uniquement des locaux. Les paysages sont magnifiques et nous roulons parfois plus de 3o km sans trouver trace de vie.
Il nous dépose sur un petit coin de trottoir où nous voulons fumer une cigarette avant de partir en quête d’une auberge. Nous avons tout juste le temps de nous posé que voilà déjà qu’Hejlana, une mamie au grand coeur, veux nous acceuillir dans sa ville en nous offrant du thé sur ce même coin de trottoir. Nous passons presque deux heures en sa compagnie, le temps pour elle de faire plusieurs aller retour à son appartement, devant lequel nous étions, pour nous rapportez, sandwichs, jus, patisseries locales qu’elle a elle même préparées. Les adieux sont difficiles et elle fait un dernier voyage pour pouvoir offrir un foulard à Eva en souvenir.
Nous trouvons une auberge sympathique et passons deux jours à profiter de la diversité culturelle de Sarajevo.

DSC06171

 

ENG

Banja Luka

We arrive in Banja Luka by bus arround 6pm. To reach the center we have to take a taxi, and obviously pay the tourist price. We end up in a nice youth hostel to let our bags and visit the center of Banja Luka. The french football time is playing tonight, Théo don’t want to miss that match. We find some local specialty, meat, onions, fat, to eat watching the game. Not that interested by football, Eva decide to visit the city. A lot of bars, people trying to communicate even if the music is really too loud. She come back at the end of the game, quite disappointed by her discoveries. Banja Luka is the second biggest city in Bosnia, big streets, internationals brands shop, ice scream… still there is a nice castle and beautiful mosk.

After a night, we move to the river to find a climbing spot. The place is beautiful, after a shower in the river, we finally decide to camp here this night.

Sarajevo

We start to hitchhik, Emir, a Bosnian living in Austria  stop and drive us to Sarajevo. He took a lovely road, crossing bosnian countryside, mountains and small villages. This country is still quite wild, beautiful drive!

He let us close to the center. We just arrive in Sarajevo and a grandma start to talk with us. Two minutes later, she come back with two cup of tea and some delicious home made baklava! We stay with her two hours, totally amazed by her humor and her generosity. We couldn’t expect more for this first evening in Sarajevo.

We stay two days in Sarajevo, visiting, discovering the great cultural diversity of Sarajevo.

Verslest-Hejlana    DSC06162

 

Italie-Slovénie-Croatie

Verslest-Slovénie&BanjaLuka-1

Verslest-Slovénie&BanjaLuka-2

Premier jour

Nous partons à 5h du matin en direction de l’Italie. D’ouest en est, de stations essences en stations essences, nous traversons l’Italie en autostop.
A bord de son land rover, un cinquantenaire aussi tatoué que sympathique nous dépose à une station après un selfie “for my girlfriend”. A l’age de 16 ans il était partie dans les pays nordiques en autostop, notre voyage lui rappel les siens.
Un couple d’italiens nous dépose avant la frontière croate. Nous marchons dans le village de Dragonja en quête de nourriture. Une habitante d’origine bulgare nous conseil le seul restaurant ouvert, situé à 3km. Nous marchons 1km, Eva s’arrête sur la route poussiereuse, Théo la regarde étonné, cherchant une solution pour continuer sans nos sacs trop lourds pour elle. Après 2km de marche nous nous engouffrons dans un sentier terreux, débouchant sur un terrain vague. Cet endroit sera parfait pour la nuit. Allégé de nos sacs, nous poursuivont la route, Théo a résolument faim, il marche devant d’un pas pressé. Nous arrivons au pied d’une maison de pierre, ornée de végétaux, le restaurant! Fermé. Sans grand espoir, nous entamons un tour de la propriété, une chienne nous accueil avec de lourds aboiments.
Un Slovène sort de sa chambre, il nous explique qu’il a racheté le restaurant il y a quelques mois pour y créer sa propre distillerie. Il fabrique depuis des huiles essentielles. Sa femme nous apporte deux planches de fromage, charcuterie, focaccia et les bières IPA brassées par des locaux.
Merci.
Matej, ce Slovène passioné par ses plantes nous apporte différents échantillons de leurs huiles, que vous pouvez retrouver sur www.histriabotanica.si
Par curiosité, nous leur demandons s’il serait possible de les aider le lendemain. Tout juste sortis de notre tente, nous arrivons pour le café.  Nous demandons à Jana si nous pouvons restez quelques jours en échanges de notre aide. De son sourrire maternel, elle nous propose d’installer notre tente dans leur propriété.
En échange de travaux de jardinage, Matej nous explique le processus de distilation nécessaire à la fabrication des huiles essentiels.
Nous repartirons après deux jours, aussi instructifs que sympatiques, pour la Croatie en direction d’Opatija.

Arrivés en début d’après midi sur “la côte d’Azure” croate à Icici, nous rejoignons le spot d’escalade que Théo a repéré sur internet. Une roche orangée se jettant dans la mer nous fait face. Un jeune croate, qui a ouvert des voies sur ce spot, nous montre sa nouvelle voie. Théo le suit fièrement. En haut de notre rocher, le soleil se couchant, nous sautons dans l’eau pour aller déguster, en bord de plage, de mauvais cevapici sur fond de football et hits des années 2000.
Une journée de touristes gras en bikini suffit, nous partirons demain pour la Bosnie.

 

Verslest-Slovénie&BanjaLuka-3

 

And now in English
It was so much easier for us to write in French but during our first step of travel we realized that it may be nice to write in English, for the people we met on the road. We can’t swear that our English texts will be the direct translation our french texts, maybe more synthetic, but still it can be a way to follow our adventures.

We crossed Italia quite fast, hitchhiking on the highway with only five cars.
A couple let us just before the border between Slovenia and Croatia in a small village called Dragonja.
We were looking for something to eat and the only restaurant in the village was closed, we asked to the neighbor, she told us that the restaurant three kilometers away should be open.
We follow the road with our big backpack on the back, walking two kilometers and decide to leave its an install our tent.
We continue to walk and arrive in this place, everything look close but we find a dog who make enough noise to bring his owner.
That’s how we met Matej, he told us that this place isn’t really a restaurant anymore, but her wife Jana prepare some really nice food for us anyway.
Then they explain us their project, they are making essentials oils for 4 years and decided to buy this place close to their field 3 month ago, to install their distillery.
You can find their production on www.histriabotanica.si
We were curious and asked if we can stay few more days, to see how it work and proposed to help in exchange.
They told us to come back the next morning and offer us to put our tent in their garden.
We spend two days in this nice place with this friendly couple before to continue our road to Croatia.
We’ve been in a bouldering spot above the water close to Opatija witch was really nice, even if the Cevapici was not as good as the one Matej and Jana made for us.
We decided to continue our road by bus to go to Bosnia.

Itinéraire

Itinéraire

Lorsqu’on a commencé à prévoir ce voyage, nous voulions voyager sans avion.
Nous avons donc cherché à planifier un itinéraire terrestre avec tout ce que cela comporte comme contraintes géo-politiques. Ces paramètres nous ont conduit à devoir faire un choix important : faire une croix sur l’Inde ou devoir prendre un avion pour y accéder.
La culture indienne nous intéressant particulièrement, nous avons donc préféré l’oiseau métallique au contournement de ce pays qui nous attire.

Voici donc notre itinéraire dans les grandes lignes : Italie, Slovénie, Croatie, Serbie, Roumanie, Ukraine, Russie, Kazakhstan, Kirghizistan, Chine, Népal et Inde.

N’aimant pas les choses trop planifiées, nous avons choisi ce trajet pour avoir la liberté de ne pas le respecter. Nous n’aurons donc la certitude de cet itinéraire qu’une fois le chemin parcouru.
Nous attendrons d’être arrivés en Inde où nous voulons nous poser pour l’hiver pour prévoir la suite de notre parcours nous amenant vers l’Australie avant d’atteindre l’Amérique.